Amour, amour…

Une autre caractéristique des chrétiens est qu’ils disent qu’il s’agit d’aimer; que l’amour est possible, souhaitable.

Mais quel sens donnent-ils au mot « amour »?

La réponse, c’est celle de Jésus: aimer c’est se donner au service des autres; c’est devenir peu à peu capable de comprendre mieux les autres; de les supporter mieux.

Et la conviction, l’expérience des chrétiens, ou au moins d’un certain nombre d’entre eux, c’est que c’est possible.

C’est possible… avec l’aide de Jésus. Mais pour penser cela, il faut avoir franchi un pas, c’est à dire de croire que Jésus est ressuscité, qu’il est vivant et qu’il nous aide.

« On croit ou on ne croit pas » diront certains…
Je dirais plutôt que cela se passe de la façon suivante: on a fait l’expérience de la vérité profonde de la personne de Jésus, et on a alors découvert l’impensable: Dieu existe (quel que soit le nom qu’on lui donne), et nous pouvons, non pas seulement le prier, mais surtout entrer en relation avec lui.
Fou n’est-ce pas? Sauf si c’est vrai..

Comme on dit, vous n’êtes pas obligé de me croire… Peut-être pourtant un jour changerez-vous d’avis. Et l’impossible deviendra une évidence.

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Par où commencer?

Une question dont on pourrait partir pour parler du christianisme est la suivante:
Il y a beaucoup de gens qui sont convaincus ( on dit aussi « croient » mais je n’aime pas ce mot, souvent péjoratif – j’y reviendrai) – qui sont convaincus, donc, que Jésus était « plus qu’un homme »; qu’il est réapparu vivant après sa mort.
La question numéro UN est « Est-ce possible? »

Et donc la question véritable, philosophique et scientifique, est de savoir: qu’est-ce qui est possible et qu’est-ce qui ne l’est pas?

A propos

 

Ce texte était le premier

Un chemin d’amour…  C’est ma façon de vivre le christianisme.

Comme on va le voir, j’écris parfois à un interlocuteur imaginaire.

Ce blog est aussi un peu un commentaire du livre « Le Fait Jésus« …

Nota PERIME  Les billets suivants sont classés dans l’ordre inverse de l’usage habituel dans les blogs, afin que l’ensemble se lise comme un livre: le premier texte à lire (« Je ne sais pas si.. ») est en tête, ci-dessous. Les autres textes seront ajoutés derrière! On verra si je pourrai tenir longtemps cette approche originale, qui cependant ne gênera peut-être pas le lecteur qui utilise le flux RSS (https://chemindamour.wordpress.com/feed/) .

Etant donné que je jouais sur la date « système » pour obtenir ce classement, j’ajoutais la date réelle d’écriture à la fin de chaque texte.
Fin du texte périmé.

Sept 2017 – WordPress ne me permet plus de jouer sur la date. Les billets sont donc désormais « le plus récent en premier« .. L’ordre inverse de celui que je souhaitais.

 

27 novembre 2013

« Je ne sais pas si je crois en Dieu »

Cher Jean-Marc,

Tu m’as dit il y a quelques jours: « Je ne sais pas si je crois en Dieu ». Tu avais le ton de quelqu’un qui cherche, qui réfléchit, qui aimerait savoir. Il me semble que je ne t’ai pas répondu.
Pourtant c’était un peu une question de ta part: tu voulais savoir si moi, je crois, et pourquoi.

C’est vrai que quand on regarde le monde, on est pris entre deux sentiments.
D’un côté on se dit que cet immense univers n’est pas venu là comme cela tout seul; devant une aile de papillon, ou un coucher de soleil, on pense parfois que ces merveilles doivent avoir été créées par un esprit supérieur.
Et d’un autre côté, quand on voit tout le mal, toute la misère, toutes les horreurs qu’il y a sur terre, on ne comprend plus. On pense que s’il y a « quelqu’un » (un Dieu) qui a créé tout cela, c’est un Dieu mauvais, méchant; ou indifférent. Et on le refuse.

En même temps on a peur quelquefois: et si c’était vrai? Et s’il y avait des êtres invisibles qui étaient là autour de nous? Horrible! Insupportable!

On se dit aussi que ce sont des idées dépassées: les hommes primitifs avaient besoin de se rassurer. Mais nous, maintenant, « on sait » comment fonctionne le monde, comment se fait le développement de l’embryon qui devient ensuite un homme ou une femme, etc. « On sait » comment le cerveau réfléchit, comment il masque ses peurs en se fabriquant des histoires.

Personnellement je ne pense pas qu’on sache tant de choses que cela; je suis d’accord qu’on sait beaucoup de choses, mais il y en a davantage qu’on ne sait pas. La science a encore énormément de chemin à faire.

Et je pense surtout qu’il y a deux choses qui sont plus importantes que tout dans notre vie: l’amour (je préciserai peu à peu dans d’autres billets quel sens je donne à ce mot), et l’ouverture: aux autres et aux idées nouvelles.

L’ouverture, c’est de ne pas croire qu’on sait tout: qu’on sait ce qui est possible et impossible. Par exemple la radioactivité a été découverte par hasard: il y a peut-être d’autres lois aussi importantes que nous ignorons encore. Et, en ce qui concerne le corps humain et le cerveau, on est loin de comprendre ce qui se passe: comment la pensée fonctionne etc.

Les bons scientifiques savent qu’on ne peut découvrir des phénomènes nouveaux que si on a l’esprit suffisamment ouvert: si on ne croit pas déjà savoir ce qui est possible et ce qui est impossible.
Un exemple particulièrement remarquable est ce qu’on appelle les « expériences aux frontières de la mort » (en anglais « NDE »):  il semble bien – le nombre de cas qui ont été rassemblés est énorme (1) – que, dans certaines circonstances, la pensée, la vue et l’ouïe continuent à fonctionner alors que le cerveau est absolument inactif: dans ces cas-là, avec quoi d’autre que le cerveau pense-t-on?
Certains écarteront ces faits, pourtant nombreux, en disant qu’ils ne sont pas « reproductibles »… Mais la science n’est pas faite que d’événements directement reproductibles: par exemple la psychologie, l’histoire, etc. ont découvert des lois à partir d’observations toujours différentes.

La notion d’ouverture d’esprit est centrale. Un homme du moyen âge à qui on montrerait un objet maintenu en l’air par un aimant, ou une voiture qui avance sans chevaux, ou un avion, etc., croirait à de la « magie », parce que ces phénomènes font appel à des lois qu’il ne connaît pas. Et bien de même un jour on comprendra peut-être les lois des NDE, mais à condition de ne pas refuser de « croire » à l’existence de ce phénomène, comme trop de scientifiques actuels. De même un jour peut-être on maîtrisera l’invisibilité! Mais si on dit actuellement qu’il y a peut-être des extraterrestres invisibles dans des « soucoupes volantes » autour de la terre, on passe pour un fou (j’ai rencontré une astronome qui disait cela d’un de ses collègues à propos de ce sujet précis).

C’est que chacun met des limites à ce qu’il est prêt à admettre. Il y a des gens plus ouverts que d’autres. Cela ne veut pas dire qu’ils croient toutes les sornettes que des charlatans peuvent raconter. Mais ils sont prêts, aussi bien à ce que telle ou telle idée « folle » soit vraie, qu’à ce qu’elle ne le soit pas. Ils ne sont pas crédules, mais attentifs. Ils admettent que le réel est plus compliqué que ce que nous en savons actuellement. Ils essaient de rester sensibles à toute perception, à toute idée qui n’est pas stupide. Ils reconnaissent que parfois derrière une idée qui paraît « incroyable » il y a du vrai.

Donc, sur beaucoup de questions, il ne faut pas dire « je sais », mais « il me semble que ».

Et en ce qui concerne « Dieu », c’est la même chose. On ne peut pas dire: « Je sais qu’il n’existe pas! » Ce serait d’une prétention invraisemblable!
On peut, si l’on veut, dire « je crois qu’il n’existe pas ». C’est ce que dit le philosophe athée Comte-Sponville.

Mais la question qui reste, et qui est très importante, est: de quoi, de qui – quel être mythique – parle-t-on quand on dit: « il n’existe pas » ?

Nous en reparlerons !

—–

(1) Voir par exemple le livre « Deadline », écrit par un médecin non croyant.

27 novembre 2013

« Ni Dieu ni maître »? – Dieu, un ami.

Un graffiti sur un mur: « Ni Dieu ni maître! » Et quelqu’un a ajouté à côté: « Yes! »

Ce slogan anarchiste a d’abord un contenu politique, utopiste. Ne pas avoir de maître, dans la vie économique et sociale c’est bien difficile! Etre son propre maître, d’un point de vue spirituel ou moral, c’est beau, et c’est le travail de toute une vie.

Mais Dieu là dedans? Je suppose que ceux qui approuvent ce slogan voient Dieu comme quelqu’un qui nous donne des ordres: un patron auquel il faut obéir.

Ce n’est absolument pas ma vision des choses. Je crois qu’il existe un ou des êtres supérieurs, et j’ai la conviction que l’on peut être en contact avec eux – et que je suis en contact avec eux. Mais pas comme avec quelqu’un qui nous donne des ordres ! Au contraire: comme avec un ami qui nous aide si nous le voulons bien.

« Dieu » – je mets le mot entre guillemets car il est chargé de trop de sens que je ne partage pas – est un être qui nous veut du bien, qui nous connaît et souhaite nous guider vers ce qui est mieux.

D’ailleurs j’y pense: il existe encore une autre sorte de maître, que peut-être les anarchistes acceptent d’avoir: un maître spirituel, c’est à dire quelqu’un qui nous aide à trouver le meilleur en nous-même.

Dieu, pour moi, c’est un être de cette sorte là!

9 août 2014